11.3.06

The Tornados vs The Seebach Band

Pas de versus la semaine dernière parce que bon, bof, mais on se rattrape ce week-end avec deux vidéos qui risquent d'illuminer durablement vos existences. Car autant vous avertir d'entrée: sur ce coup là la superette atteint des sommets.


On commence par The Tornados, groupe formé en 1962 sous la houlette du fascinant Joe Meek, qui obtiendra cette année là son plus grand succès commercial ("Telstar", morceau resté cinq semaines en tête des charts anglais). Moins vendeur, "The Robot" porte pourtant la marque des Tornados, avec sa mélodie élémentaire et son synthé très en avant (attention, une écoute prolongée de "The Robot" peut sans doute provoquer l'épilepsie). Mais ne nous attardons pas sur le morceau, puisque c'est bel et bien la vidéo, dénichée sur ce site, qui importe ici : en gros, les membres du groupe y embrassent des filles autour d'un feu de camp en forêt, quand soudain les gendarmes arrivent, et puis voilà, fin, c'est pas bien solide mais de toute façon pour écrire le scénario on n'avait plus que des post-it. Le jeu des acteurs quant à lui est époustouflant, d'ailleurs j'ai rarement vu autant de visages inexpressifs réunis devant une même caméra. Un an plus tard, le bassiste a quitté le groupe, j'espère de tout coeur qu'il s'est lancé dans la comédie.


Alors en face forcément il fallait du lourd, donc tant qu'à faire j'ai choisi du très lourd. Du très très lourd. Clairement, vous avez là ma vidéo préférée de tous les temps. Alors certes on la connaît déjà, mais enfin quel plaisir! Comment en effet se lasser de ce playback atrocement mal géré, de ce tipi en plastique fauché à la foir'fouille, de ce jeu de genoux du guitariste au sourire benêt, de ce sosie de René des Musclés derrière la batterie? Et puis comment ne pas vouloir voir, revoir, et rerevoir jusqu'à ce que mort s'en suive Tommy Seebach en pleine action, alternant poses hystériques et regards lubriques derrière son synthé, le tout avec une moustache? Alors ne boudons pas notre plaisir et tant qu'on y est, rappelons que ce morceau est une reprise d'un titre des Shadows maintes fois samplé, pompé et reprisé (par The Ventures notamment), et que Tommy Seebach a terminé sixième du concours de l'Eurovision en 1979. Peu de temps avant sa mort en 2001, Tommy portait encore fièrement le jogging multicolore et la cravate piano, comme quoi vraiment, le monde a perdu un homme de goût.

Deux vidéos qui sentent donc bon l'amour libre et les paradis artificiels, mais c'est là leur seul point commun puisqu'au fond tout les oppose. Normal, c'est un versus.

2 commentaires:

itadakimasu a dit…

j'ai toujours reve d'avoir une cravate comme ca...

Anonyme a dit…

Quel massacre! Quel enthousiasme dans la médiocrité! Bravo!