31.3.07

Hafdis Huld - Tomoko


Dans la mesure où j'ai décidé qu'en mars je ne m'exprimerais qu'en fonction de ce que posteraient mes collègues, je ne saurais que trop me réjouir du récent post de Caissier, notre chef à tous, sur Gus Gus. D'une parce qu'il est merveilleusement bien écrit (et que je suis prêt à flatter des kilomètres de chefs pour dominer l'univers du commerce de proximité), de deux parce que ce post est une formidable perche.
Et oui les amis, certains d'entre vous ne le savent pas encore, mais à l'époque où vous écoutiez Gus Gus vous étiez tombés amoureux d'Hafdis Huld, qui chantait sur certains morceaux du groupe (pour faire simple: les mieux). Elle avait une jolie voix, douce, sucrée, marquée d'un fort accent adolescent. Elle chantait comme une fille mignonne. Ce fut le coup de foudre, vous ne vous en êtes jamais vraiment remis.
Consciencieusement, vous avez alors économisez jusqu'à la moindre pièce d'un franc et vous vous êtes renseignés sur le prix des billets d'avion pour l'Islande chez votre voisin qui avait internet, tout en maudissant les limites certaines de votre minitel (qui vous avait par ailleurs bien servi pour consulter les résultats du bac et du brevet, avouez). Malheureusement le temps que la connexion 56k du voisin vous donne accès aux pages référencées par Lycos.fr, Hafdis Huld avait déjà disparu de la circulation.
Beaucoup d'entre vous en ont cassé leur pipe. Nous leur rendons hommage.
A ma connaissance il aura fallu attendre jusqu'à l'année dernière pour qu'Hafdis Huld réaparaisse enfin, à l'occasion de la sortie de son premier album solo, vendu comme celui de "la voix de Gus Gus" (voire "d'un des membres formateurs de Gus Gus"). Réapparition remarquable: outre une maitrîse impeccable des ficelles de la pop sucrée expédiée en 2:30, Hafdis Huld y fait montre d'une fraîcheur qu'on ne lui croyait plus permise. Certes, sur cet album comme en concert, elle en fait parfois trop, s'invente un personnage de fée à la candeur surjouée, mais force est d'admettre qu'en 2006-2007, après avoir survécu au démantèlement de Gus Gus, Hafdis Huld refile un sacré coup de vieux à ces anciens compagnons de route et à leurs morceaux au triste parfum d'eau de cologne et de sapin.
Alors oui, le post de Caissier était une formidable perche: il m'épargne un versus pénible et sans suspense tout en me donnant enfin (enfin!) l'occasion de poster la vidéo de Tomoko qui nous faisant tant défaut au rayon jouets. Me voilà donc réjouit.
Un petit mot d'ailleurs sur la vidéo, c'est dans mon contrat: nous avons à faire ici à un clip youtube. En gros, vous voyez la colonne de droite sur youtube? Celle avec les vidéos sur lesquelles on clique quand la fille a vraiment l'air mignonne ou qu'on s'emmerde comme un rat mort en Suisse romande, tout en sachant très bien qu'au bout de 30 secondes on va trouver ça pathétique de regarder une greluche faire du play-back sur un morceau des Pixies? Oui ok, vous voyez. Eh bien voilà, c'est ce genre là, sauf qu'Hafdis Huld en a fait un clip officiel, ce qui est plutôt concept en soit.
Mais alors c'est le concept le plus cheap que j'ai vu depuis la Game Gear.

Et Hafdis Huld c'est la brune.

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