9.5.07

Datarock - Computer Camp Love


En guise d'introduction, je vais vous définir le sensationnel concept de "computer camp" à coups de mot-clés: "bijoux" et "drogues". "Sexe". "Champagne". "Glamour", mais "subversif". "Boudoir", "clavecin", "masques"? "Guêpière". Voilà, vous l'avez.
Eh bin le computer camp c'est précisément et strictement l'inverse de ce que vous êtes en train d'imaginer, soit une concentration de geeks palôts au look imbitable, agités de rêves numériques humides où se confondent obsessions pour la princesse Leia et pour le Commodore 64 dans des scènes de cyber-sex bionique complètement abominables (et néanmoins polissonnes). (En gros).

Quand l'homme a inventé le village, l'invention des idiots du village s'est imposé à lui comme une nécessité. Autant le jour où il a inventé la roue l'idée d'inventer des idiots de la roue ne lui a pas sautée à la gorge, autant là, dans le cadre du village, l'idiotie s'est imposée comme étant socialement indispensable.
Je me souviens que dans un excellent sketch des Monthy Python, Arthus Figgis (John Cleese), professeur d'idiotie à l'université d'East Anglia, nous expliquait d'ailleurs à ce sujet ce que confirmerait n'importe quel sociologue en fin de vie:
"Well I feel very keenly that the idiot is a part of the old village system, and as such has a vital role to play in a modern rural society, because you see [...] There is this very real need in society for someone whom almost anyone can look down on and ridicule. [...] And so you see the idiot does provide a vital psycho-social service for this community"

Eh oui les amis.

OR, l'internet, et ça mon prof de technologie m'en a convaincu dès la 5ème, n'est ni plus ni moins qu'un gros village (un mythe en miettes au passage, quel bargeot ce M. Baudry), et en tant que tel il a inévitablement supposé, motivé, généré même, l'invention de geeks, "d'idiots de l'internet", d'espèces de caricatures de ringards neurasthéniques à boutons dont l'internaute lambda pouvait d'autant plus aisément se moquer qu'ils lui permettaient de perdre de vue l'espace d'un instant toute la vacuité abyssale de sa propre vie de merde. En somme, et c'est là où je voulais en venir depuis que j'ai tapé le mot "guise", les geeks ont sauvé le monde virtuel. Parce que si on ne les avait pas créé ces monstres, ces horreurs, on en serait tous au même niveau de misérabilisme, à s'envoyer des asv tu suces? sur caramail, et ce serait la troisième guerre mondiale et on perdrait contre les machines.

Bref, si vous voulez préserver l'équilibre du monde en général et de l'internet en particulier, je vous conseille vivement de rire en regardant cette formidable vidéo réalisé par Pascal Forneri and Antoine Bouillot, de la Parallax Corporation. Cocorico.

Et bon sinon vous connaissez déjà Datarock hein, ici on a tellement aimé Fafafa qu'on l'a posté deux fois.
Un an de date et ce morceau est toujours frais: c'est l'école scandinave.

8 commentaires:

hianta a dit…

LOLOLOLOLZ.

caissier a dit…

ahah très bon clip, et bon post également

sonny venice a dit…

Fichtre.

Love Your Robot a dit…

Belle intro! clap, clap clap...

KS a dit…

Non vraiment quel clip, je lui dois beaucoup.

Romain/Drakar a dit…

Bon post/clip, mais tu as oublié de noter la référence magique de cette chanson et de ce clip d'ailleurs au formidable "Revenge of the nerds" de 1984. A voir absolument, même si il n'existe pas de version française à ma connaissance...

KS a dit…

oui, j'avais lu ça, mais malheureusement je n'ai jamais vu ce film. Est ce que c'est le même Revenge of the nerds dont parle Toby Radloff dans le film American Splendor? J'ai un doute là, à cause des dates.
Je vais enquêter.

KS a dit…

Ca donne "Les Tronches" en VF et ça coûte 11E sur amazon.
Pourquoi pas.